Challenge #monbusiness2024

Challenge de janvier #mesdebuts

On continue de faire connaissance avec le challenge #monbusiness2024  des Entrepreneuses Créatives ! Tout au long du mois de janvier je vais vous parler un peu de moi, beaucoup de Mademoiselle Marie, passionnément de créativité…
Je vous donne donc RDV tous les 2 jours pour aborder 16 thématiques, j’espère que vous apprécierez ce moment !
Aujourd’hui je vais vous raconter mes débuts, mon parcours. Pour résumer le chemin qui m’a menée jusqu’à Mademoiselle Marie Créations.

Élève studieuse

J’ai toujours été une élève studieuse, parmi les 1ers de la classe. Pourtant l’école ne m’a jamais plu. J’étais trop timide, trop en décalage, je comprenais trop vite donc j’étais souvent mise à part. D’un côté par les élèves car elle énerve la fille au premier rang qui a toujours des bonnes notes. Et d’un autre côté par les profs car ça énerve la fille au premier rang qui a souvent la bonne réponse, ne parle jamais sauf pour corriger votre erreur au tableau.
Mon seul objectif était la sonnerie de fin de journée pour rentrer à la maison et me retrouver dans ma chambre, mon petit monde. Le problème c’est que dès la fin du collège, on vous demande déjà ce que vous voulez faire plus tard. Et pour ma part, je ne rêvais que d’art ou de théâtre… le genre d’orientation que personne ne prend au sérieux.

Étudiante survoltée

Pour faire plaisir, il a bien fallu aller à la fac. D’abord le théâtre à Paris, mais je n’étais pas prête à un tel saut dans le vide, et cela s’est soldé par un échec cuisant. J’ai vite bifurqué sur de l’anglais pour ne pas perdre mon année. C’est une langue qui m’a toujours passionnée et dans laquelle j’étais vraiment douée à l’école, alors c’était le plan B idéal !

Ma première année de fac terminée, je suis redescendue dans le Sud, et il a fallu trouver un job étudiant pour compenser la perte de mon échelon de bourse pour éloignement du domicile. Grâce au réseau de ma mère, j’ai obtenu un poste de caissière étudiante dans le supermarché à côté de chez moi. Ça a été une révélation pour la timide maladive que j’étais.
Je me suis rendue compte que j’étais capable de parler sans piquer un fard, de tenir une mini conversation avec des clients, voire même que certains clients passent spécialement à ma caisse plutôt qu’à une autre… De plus, le travail c’était totalement différent de l’école, il y avait un but, un résultat concret.

J’ai donc décidé de changer totalement de cursus et de faire de l’apprentissage dans la grande distribution alimentaire. Soit 3 ans de spécialisation alternant entre IUT et boulot. J’avais un plan de carrière, un objectif réaliste à atteindre !
Au travail j’étais une acharnée rien ne me faisait peur, à l’école j’étais une rebelle impertinente. Les cours ne m’intéressaient toujours pas, ils n’étaient que le moyen qui justifiait la fin. Après l’obtention de ma licence professionnelle, j’ai obtenu un poste de manager de rayon, j’étais vraiment fière.

L’envers du décor

Une fois le poste obtenu, j’ai pris ma place de manager. Mais j’ai aussi très vite déchanté face à l’envers du décor. Je n’avais plus de tuteur pour me protéger des réalités du métier et des horreurs du domaine. La grande distribution est rude. Les salariés ne sont que des matricules, les stocks ne sont que des moyens de faire du chiffre. La vérité c’est que les résultats ne peuvent être que croissants, coûte que coûte. Parfois il faut réduire les effectifs pour accroître la productivité, la « casse » humaine n’importe personne.
La jeune femme que j’étais réalisait qu’être une manager progressiste était impossible. Plus mes chiffres étaient bons, plus on réduisait mon effectif pour augmenter mes taux de productivité. Au lieu de pouvoir féliciter mes gars en leur accordant un samedi par mois pour les remercier, je me retrouvais à devoir leur expliquer que comme ils avaient bien bossé, il allait falloir en faire 2 fois plus… C’était inhumain, intenable.

La remise en question

Après 7 ans d’expérience dans la grande distribution, j’ai donc décidé quasiment du jour au lendemain de dire STOP. Je ne voulais plus cautionner ce système. Je ne voulais plus faire partie de ça. La démission était la seule solution envisageable à ce moment.

J’ai alors découvert le monde merveilleux de Pôle Emploi. J’ai failli provoquer la syncope de ma conseillère en lui expliquant que oui j’avais un DEUG d’anglais et une licence professionnelle management de la distribution, que oui j’avais 7 ans d’expérience dans le même Groupe avec évolution de carrière mais NON je ne voulais plus travailler dans ce domaine.
Je me suis donc retrouvée dans un chantier d’insertion. Là-bas, je me suis remise en question, même si c’était dur. J’ai côtoyé des personnes dans des situations bien plus dramatiques que la mienne. J’ai réappris à prendre le temps. Et puis j’ai aussi réappris à ne plus être impliquée dans mon boulot H24 pour avoir une vie en parallèle.

La découverte

Mais ce que m’a surtout permis ce travail en chantier d’insertion c’est de retrouver ma créativité. En effet, ce poste dans une ressourcerie textile m’a ouvert les yeux sur plusieurs choses 

– la quantité de textiles que les gens jettent est aberrante

– une partie de ce que les gens pensent être « à jeter » est encore soit en bon état, soit réparable, soit réutilisable sous d’autres formes

– la créativité est une façon comme une autre d’éviter de jeter des tonnes de choses …

J’ai en particulier eu un véritable coup de coeur pour le linge ancien. Plein de gens nous apportaient des sacs de draps, de dentelles, de vêtements de nos grands-mères en s’excusant presque. Ils pensaient nous apporter des haillons, je découvrais de véritables trésors !

Car les toiles d’antan sont de belle qualité. Le tissus étaient fabriqués pour durer, car la surconsommation n’existait pas, donc il fallait de la QUALITÉ. Les dentellières s’attelaient à faire les plus beaux ouvrages. Les vêtements ou les draps étaient rapiécés pour ne pas être jetés jusqu’à devoir les découper pour les transformer en torchons.

La leçon de la vie

En 2018, mon contrat en chantier d’insertion s’est terminé. Et bien que j’avais retrouvé le chemin de la machine à coudre et effectué une formation de reconversion en couture, je n’avais toujours pas le courage de monter mon entreprise.
J’ai donc repris un job dans une mercerie bien connue. Ma tête me disait que c’était le choix le plus raisonnable car j’ai rapidement obtenu un CDI, une situation « normale ». Mais mon coeur y allait à reculons car c’était ni plus ni moins que de la grande distribution appliquée aux loisirs créatifs…
Mon corps a tranché pour moi puisqu’au bout de 6 mois, je suis tombée gravement malade. S’en sont suivies de longues années d’arrêt maladie, un licenciement indiqué par la CPAM et la médecine du travail pour inaptitude professionnelle et une reconnaissance de travailleuse handicapée. Autrement dit un déclassement social total à seulement 33 ans. J’aurais pu me laisser abattre mais très vite, je me suis dit que c’était le destin.

Ce que je n’avais jamais osé tenter, la vie me l’imposait. Je ne pouvais plus travailler comme avant, alors j’allais créer mon propre emploi ! J’allais créer mon entreprise et travailler à mon rythme, avec les contraintes que m’imposent désormais ma santé.

La suite vous la connaissez déjà un peu. La création de la page Facebook Mademoiselle Marie Créations, plusieurs années avec la pépinière de Créateurs Plurielle 83 et depuis juillet dernier : une entreprise à moi!

Si vous avez raté les péripéties de 2023 pour créer mon entreprise je vous invite à lire l’Episode 1 du challenge.
En conclusion, la vie n’est PAS un long fleuve tranquille. Il n’y a qu’en se remettant en question, en voyant le positif et en ne lâchant jamais rien qu’on avance ! Et finalement, ça en vaut la peine.

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